Fiche Conseil

Monologues pour ados : textes de théâtre à jouer pour auditions, cours et concours

Vous cherchez des monologues pour ados vraiment jouables, variés et adaptés au travail d’interprétation ? Voici une sélection complète de textes pour adolescentes et adolescents, avec registres, âges indicatifs et situations claires pour travailler la présence, l’écoute et le jeu.


Monologues pour les ados pour le théâtre, le cinéma et les cours à Paris.

⮕ Pour replacer ces monologues pour ados dans une pratique plus large du plateau, découvrez aussi notre école de théâtre à Paris, où le texte, la scène, l’interprétation et la progression de l’acteur se travaillent de manière concrète et exigeante.


Il est souvent difficile de trouver de vrais monologues pour ados. Beaucoup de textes sont soit trop enfantins, soit écrits pour des adultes avec des enjeux, une langue ou des situations peu adaptées. Cette page a donc été pensée comme une ressource pratique pour choisir un texte pertinent, l’apprendre et le travailler en profondeur.

Avant de choisir, l’essentiel est simple : prenez un texte qui provoque quelque chose chez l’interprète. Il n’a pas besoin d’être “parfait” sur le papier. Il doit surtout donner envie d’entrer en scène, de parler à quelqu’un, de défendre une pensée, un désir, une peur ou une colère.

Pour approfondir ce travail, vous pouvez aussi consulter notre page maître sur le jeu de scène au théâtre. Si vous cherchez un cadre régulier de pratique, découvrez également notre cours de théâtre pour les ados.

Comment choisir un monologue pour ado

Le bon texte n’est pas seulement celui qui “colle” à l’âge. C’est celui qui donne une vraie matière de jeu. L’interprète doit pouvoir identifier clairement à qui il parle, ce qu’il veut obtenir, ce qui l’empêche d’y arriver et comment sa pensée évolue pendant le monologue.

Un bon choix permet de travailler la présence, la respiration, la précision du texte et l’engagement émotionnel sans forcer. Il vaut mieux un texte simple, bien compris et habité qu’un texte plus “prestigieux” mais mal saisi.

Comment travailler ces monologues pour ados

Avant d’apprendre par cœur, clarifiez la situation : où êtes-vous ? à qui parlez-vous ? que s’est-il passé juste avant ? qu’attendez-vous de l’autre ? Cette préparation change immédiatement l’interprétation et évite la récitation plate.

Ensuite, travaillez en plusieurs temps : compréhension, mémorisation, adresse, rythme, puis précision du souffle. L’objectif n’est pas de “faire de l’émotion”, mais de rendre la pensée vivante. C’est ce qui crée la justesse sur scène, en audition ou en cours.

Monologues pour adolescentes

Girls (TV) — Hannah

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame contemporain
Situation : Hannah met fin à une relation devenue humiliante.

HANNAH : Je suis venue pour te dire que je pense qu’on ne devrait plus se voir. Vraiment. Et je me sens stupide, pathétique même, de recevoir une photo de ton sexe alors que je sais très bien qu’elle était destinée à quelqu’un d’autre. Et tu n’as même pas pris la peine d’expliquer, parce que je t’ai laissé croire que tu n’avais jamais besoin de t’expliquer avec moi.

Alors… je ne te demande rien. Vraiment rien. Je ne t’ai jamais rien demandé. Je ne veux même pas quelque chose de précis, d’accord ? Je respecte ton droit de voir qui tu veux, de faire ce que tu veux, et je ne veux même pas spécialement un petit ami. Je veux juste quelqu’un qui ait envie d’être avec moi tout le temps, qui me trouve extraordinaire, et qui ait envie de coucher seulement avec moi.

Et ça me rend très bête de dire ça, parce que j’ai l’impression de ressembler à une fille qui rêve de brunchs du dimanche. Alors que je ne veux pas de brunch. Je ne veux pas que tu t’ennuies sur un canapé pendant que je fais les magasins, ni même que tu rencontres mes amis. Je ne veux pas ça.

Mais je ne veux pas non plus partager mon partenaire sexuel avec une fille qui, visiblement, t’a demandé une photo de ton sexe. Et d’ailleurs, moi, je n’ai pas besoin d’une photo, parce que j’habite tout près de chez toi. Si tu voulais vraiment que je le voie, je pourrais simplement venir.

Le problème, c’est que je ne te sens pas m’écouter. Et je ne te vois pas changer. Alors voilà, j’ai résumé les choses pour toi. Je suis désolée de ne pas l’avoir compris plus tôt. Tu dois me trouver encore plus idiote que tu ne le pensais déjà.

Mais prends ça comme une preuve de ton charme, parce que tu ne le sais peut-être pas, mais tu es très, très charmant. Et je tiens vraiment à toi. Enfin… je tenais. Parce que maintenant ça me fait trop mal. Alors je m’en vais.

Mean Girls — Regina George

Âge indicatif : 14-17 ans
Genre : comédie / personnage dominant
Situation : Regina démonte Janis Ian avec une cruauté faussement détendue.

REGINA : Pourquoi tu parlais à Janis Ian ? Elle est tellement pathétique. Attends, je vais t’expliquer un truc sur Janis Ian. Au collège, on était meilleures amies. Oui, je sais, c’est hyper embarrassant, je préfère même pas y penser.

Et puis en quatrième, j’ai commencé à sortir avec mon premier petit ami, Kyle. Il était sublime, vraiment. Bon, il a déménagé dans l’Indiana, mais Janis était devenue bizarrement jalouse de lui. Genre, si je la laissais tomber pour être avec Kyle, elle me faisait : “Pourquoi tu m’as pas rappelée ?” Et moi j’étais là : “Pourquoi tu es obsédée par moi ?”

Après, pour mon anniversaire, j’ai fait une fête piscine entre filles, et je lui ai dit que je ne pouvais pas l’inviter parce que je pensais qu’elle était lesbienne. Enfin, je ne pouvais pas avoir une lesbienne à une fête où toutes les filles seraient en maillot. Je veux dire… logique, non ?

Ensuite sa mère a appelé la mienne en hurlant au téléphone. C’était complètement ridicule. Et à la rentrée, Janis s’était coupé les cheveux, elle était devenue super étrange, et maintenant je crois qu’elle se drogue. Franchement, cette fille est un drame à elle toute seule.

The Lovely Bones — Susie Salmon

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / récit suspendu
Situation : Susie raconte son départ du monde des vivants.

SUSIE : Je m’éloignais. La vie me quittait. Mais je n’avais pas peur. Il y avait encore quelque chose que je devais faire. Quelque part où je devais aller. J’étais sur cette grande ligne bleue entre le ciel et la terre.

Les jours se ressemblaient tous. Et chaque nuit je faisais le même rêve : l’odeur de la terre humide… le cri que personne n’a entendu. J’entendais les voix des morts m’appeler. Je voulais les suivre pour trouver une sortie, mais elles me ramenaient toujours à la même porte.

Et cette porte me faisait peur. Je savais que si j’entrais, je risquais de ne jamais revenir. Personne ne remarque vraiment le moment où l’on part. Le moment où l’on choisit de partir. Au mieux, on laisse derrière soi un souffle… à peine une ondulation.

Je m’appelle Salmon. Comme le poisson. J’avais quatorze ans quand j’ai été assassinée, le 6 décembre 1973. J’ai été là un instant… puis plus rien. Alors je vous souhaite, à vous tous, une vie longue. Et heureuse.

Easy A — Olive

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : comédie ironique
Situation : Olive enregistre sa version des faits pour reprendre le contrôle du récit.

OLIVE : Qu’il soit officiellement noté que moi, Olive Penderghast, saine d’esprit, dotée d’une poitrine… correcte, et d’un goût occasionnel pour les blagues nulles, j’entre cette déclaration vidéo dans le dossier de ma défense.

Puisque je suis jugée par un jury de mes semblables, je vais essayer d’ajouter des “genre” et des “trop” partout dans ma confession, et de finir mes phrases comme si c’étaient des questions ? Voilà. Ça y est. Je reconnais être, en partie, responsable de toutes les rumeurs qui ont transformé ma lettre de sportive en lettre écarlate.

Mais pour tous les garçons qui espèrent que les détails brûlants de mon passé sulfureux vont les inspirer à se verrouiller dans leur salle de bains avec la crème hydratante de leur sœur… vous allez être très déçus. Sans parler du fait que vous sentirez l’hibiscus.

Je dois juste rétablir la vérité. Et quel meilleur endroit qu’Internet pour le faire ? Donc voici : Partie 1 — le récit totalement faux, cliché et vaguement honteux de la manière dont j’aurais perdu ma virginité avec un garçon d’une fac de quartier. Et accessoirement, mon anonymat. Je précise tout de suite qu’il y a toujours deux versions à une histoire. Et celle-ci, c’est la mienne. La bonne. Genre… totalement.

Tuck Everlasting — Winnie

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : drame poétique
Situation : Winnie confie à un crapaud son désir d’évasion.

WINNIE : Oh ! Bonjour, crapaud. Pardon. J’espère que je ne t’ai pas touché. Je suis tellement en colère aujourd’hui. Mes parents et ma grand-mère me surveillent tout le temps. Si j’avais un frère ou une sœur, ils auraient quelqu’un d’autre à regarder. Mais il n’y a que moi.

J’en ai assez d’être observée sans arrêt. J’aimerais être seule, pour changer. Toi, tu peux comprendre. J’ai envie de sortir et de faire quelque chose. Je ne sais pas exactement quoi… mais quelque chose d’intéressant. Quelque chose qui soit vraiment à moi. Quelque chose qui compte.

J’aimerais être comme toi, dehors, libre de choisir. Tu sais, on ne m’a presque jamais laissée sortir seule de ce jardin. Comment veux-tu que je fasse quelque chose d’important si je reste enfermée ici toute ma vie ?

Je crois que je vais m’enfuir. Oui. Tu crois que je n’oserai pas, hein ? Eh bien tu verras. Je le ferai. Demain matin. Avant que tout le monde se réveille.

Punk Rock — Lilly

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / adresse de soutien
Situation : Lilly tente de ramener William à une perception plus stable du monde.

LILLY : On a tous peur, William. Parfois le monde fait peur, c’est vrai. Certaines personnes font des choses terribles. Mais il faut que tu entendes ça, sérieusement : la plupart du temps, le monde va bien. Il faut que tu te mettes ça dans la tête et que tu arrêtes de t’enfoncer comme ça.

La plupart des gens vont bien. Ils rient. Ils parlent. Ils racontent des blagues. Ils sont gentils. Ils sont supportables. Ils existent, simplement. Quand j’avais douze ans, j’avais des migraines atroces. J’avais l’impression que l’avant de mon crâne se fendait en deux. J’en pleurais parfois. Je n’en ai parlé à ma mère qu’au bout de plusieurs semaines.

Elle m’a emmenée chez le médecin. Il m’a donné de l’aspirine, m’a dit de boire plus d’eau, de prendre l’air, de manger moins de sucre. Je l’ai fait. Et les maux de tête sont partis. Ce que j’essaie de te dire, c’est que tu devrais peut-être dire à quelqu’un ce que tu ressens.

Parce qu’en vérité, je ne crois pas que tu ailles bien. Et je m’inquiète pour toi. J’aimerais que tu te fasses aider.

St Jane’s School for Ice Cream — Jane

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : comédie / discours public
Situation : Jane prend la parole en assemblée comme une présidente en campagne.

JANE : Attention tout le monde ! J’ai une annonce à faire ! Après des mois de réunions, de discussions entre les élèves, la cantine et l’association des parents, je suis fière de vous annoncer, en tant que déléguée de classe, qu’à partir d’aujourd’hui nous aurons de la glace et de la gelée après chaque repas !

Quand j’ai lancé ma campagne électorale sur un programme glace pour tous, beaucoup de gens ont cru que j’étais folle. Ils disaient : “De la glace au déjeuner ? Dans notre école ? Jamais !” ou “Je suis intolérant au lactose !” ou encore “En quoi la glace va améliorer mes notes ?”

Eh bien on leur a prouvé le contraire ! Vous avez cru en moi, et moi j’ai cru en vous ! Désormais, nous ne retournerons plus jamais en classe tristes, lourds et fatigués après le déjeuner, parce qu’à partir de maintenant, ce n’est plus Sainte-Margaret pour filles… c’est Sainte-Jane de la Glace !

Alors merci de faire une file ordonnée ici, et n’oubliez jamais : un vote pour Jane, c’est un vote pour la liberté.

Mimco and Impulse Instant-Crush — Alyssa

Âge indicatif : 14-17 ans
Genre : drame / confidence acerbe
Situation : Alyssa parle d’une ancienne amie devenue méconnaissable.

ALYSSA : Je n’arrive pas à croire que tout le monde l’adore ! Qu’est-ce qu’elle a de si extraordinaire, Cassandra ? D’accord, elle a des dents parfaites, un sourire parfait, des cheveux de publicité pour shampoing… mais elle est tellement fausse ! C’est du décor. Un déguisement.

Parce que moi, je la connais. Je la connais depuis la maternelle. Et quand on était petites, elle était différente. Vraiment différente. C’était toujours la première à aller jouer dans la terre. Elle revenait avec des vers, des insectes, des choses dégoûtantes. Et on était proches. On passait nos nuits ensemble. Nos mères étaient amies.

Puis elle est partie en colonie de vacances… et elle est revenue comme ça. Une version en plastique d’un être humain. J’espère que mon amie est encore quelque part là-dessous. Au fond de ses accessoires de marque et de son spray corporel sucré.

Honnêtement, j’espère surtout qu’elle est heureuse. Ou qu’elle retrouvera vite ses esprits. Avant qu’il ne soit trop tard.

Little Sailfish — Ruby

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : drame intime
Situation : Ruby parle de natation, de performance et de la pression paternelle.

RUBY : Mon père était nageur olympique. Il a battu le record du monde en 2011. C’est l’homme qui nage le plus vite que j’aie jamais vu. Il m’emmène à l’entraînement tous les lundis, mardis, mercredis et jeudis, et le samedi il y a des compétitions à la piscine extérieure.

J’aime passer du temps avec lui. Il m’apporte du chocolat chaud dans un thermos, et sur le chemin du retour il m’explique comment devenir meilleure, plus rapide. Il dit que mon entraîneur est trop payé et pas assez compétent. Moi je trouve mon entraîneur gentil. Il sourit tout le temps. Il ne crie pas, lui.

Alors j’essaie d’être bonne. Pour que mon père ne se mette pas en colère. Le jeudi, j’ai parfois mal au ventre parce que j’essaie de battre mon meilleur temps du 100 mètres de la semaine précédente, juste pour qu’il soit de bonne humeur toute la soirée. Quand il est fier, il m’appelle son petit voilier. Parce que certains poissons vont très vite.

Je sens toujours le chlore. Mes cheveux, avant, étaient blond fraise. Maintenant ils verdissent. Et j’ai parfois des marques autour des yeux pendant des heures à cause des lunettes. Mais attention… je ne dis pas que je n’aime pas nager. Je crois que j’aime ça. Enfin… je crois.

Thanks For Nothing, Santa! — Lila

Âge indicatif : 11-13 ans
Genre : comédie
Situation : Lila découvre que le cadeau rêvé n’est pas sous le sapin.

LILA : S’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaît, S’IL TE PLAÎT ! Je me réveille avant le soleil et je cours dans le salon. Sous le sapin il y a une montagne de cadeaux : certains sont emballés en rouge, ceux-là viennent de mes parents, et les autres dans du papier doré. Ceux-là, c’est forcément le Père Noël.

Je commence à les soulever, à les secouer tout doucement, juste pour entendre si ça bouge et sentir le poids. J’essaie toujours de deviner avant d’ouvrir. Cette année, j’ai fait une très grande liste. Mais ce que je voulais surtout, c’était un ballon de foot rose.

Je prends le plus gros paquet. Ça a à peu près la taille d’un ballon. C’est lourd aussi. J’arrache le papier doré et… une boîte de livres ?! Avec des fées dessus ? Et des petites étoiles argentées ?!

Mais qu’est-ce que je vais faire avec une collection de livres de fées ? Merci pour rien, Père Noël !

Sandy

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : drame / adresse fraternelle
Situation : Sandy parle à sa sœur après une grande peur.

SANDY : J’adorais être enfant unique. Alors quand maman m’a dit que j’allais avoir un frère ou une sœur, dans quelques mois, honnêtement… ça m’a mise en rage. Je me disais : c’est qui, ce truc, pour me voler ma chambre, l’attention de papa et maman, et bouleverser toute notre vie ?

Pendant des mois, j’ai été odieuse. Je n’obéissais à rien, je pleurais, je criais pour un rien. Et puis, le jour où je t’ai enfin rencontrée… tout a changé. Déjà, tu étais une fille. Une petite sœur. Et tu me ressemblais. Et j’ai compris que je ne perdais rien. J’étais en train de gagner quelqu’un.

Une amie. C’est aussi pour ça que j’ai tellement de chance de t’avoir comme sœur. Alors ne refais jamais une chose pareille. D’accord ? Jamais.

Alicia

Âge indicatif : 11-14 ans
Genre : comédie / conte théâtral
Situation : Alicia, princesse, se plaint à son père des garçons du royaume.

ALICIA : Papa, je ne veux plus être une princesse. J’aime bien les jolies robes, et j’aime plutôt danser, mais… pourquoi est-ce que je dois danser avec des garçons ? Je n’aime pas les garçons.

Le dernier avec qui j’ai dansé m’a raconté tous les vers qu’il avait mangés. Tous. Il m’a expliqué comment ses serviteurs parcouraient le royaume pour lui trouver les plus gros, les plus juteux, les plus dégoûtants des vers de terre. J’ai failli vomir sur mes jolis chaussons.

Je peux très bien danser toute seule maintenant. Et avec toi, bien sûr, parce que tu es mon père et pas un garçon. Mais je ne peux plus supporter une seule journée de plus à danser avec des mangeurs de vers.

Shonda

Âge indicatif : 11-14 ans
Genre : drame léger / énergie enfantine
Situation : Shonda supplie sa mère de la laisser cuisiner.

SHONDA : Maman, je peux t’aider ? Pourquoi non ? Je cuisine bien ! Je ne fais pas de bazar ! Je me débrouille très bien. On peut faire des cookies ? Aux pépites de chocolat ? Tout le monde aime les cookies.

J’ai fini mes devoirs. Alors je peux t’aider ? S’il te plaît ? Quand je serai grande, je veux être cheffe. Je peux prendre le rouleau ? J’adore le rouleau. Tu veux que j’aille regarder la télé ? Mais je n’ai jamais le droit d’aider.

Tu m’as dit que tu m’apprendrais à cuisiner quand je serais plus grande. Eh bien je suis plus grande maintenant. Tu me l’as dit la semaine dernière, donc techniquement j’ai déjà une semaine de plus. Je veux juste t’aider, maman.

Addy

Âge indicatif : 11-14 ans
Genre : comédie physique
Situation : Addy a du chewing-gum coincé dans les cheveux.

ADDY : Aaaaah ! Regarde ce qui s’est passé ! Oh non, oh non, oh noooon ! Qu’est-ce que je vais faire ? Ça ne part pas ! Non, maman, tu ne peux pas me couper les cheveux ! Il doit bien y avoir une autre solution !

C’est entièrement la faute de papa. C’est lui qui m’a donné ce chewing-gum. Deux morceaux entiers ! Je n’ai pas fait exprès de m’endormir ! Si tu coupes, mes cheveux vont être trop courts ! On ne peut pas le laver ? Il n’y a vraiment rien à faire ? Je ne veux pas perdre tous mes cheveux !

Mandy

Âge indicatif : 11-14 ans
Genre : comédie / logique enfantine
Situation : Mandy explique à sa petite sœur pourquoi les fées n’existent pas.

MANDY : Les vraies fées, ça n’existe pas ! Réfléchis un peu. Si elles existaient, on les verrait coincées dans la lampe anti-insectes. Ou on les écraserait pieds nus dans l’herbe. Si on ne peut ni les voir ni les sentir, alors elles n’existent pas.

C’est pour ça que la seule vraie fée, c’est la petite souris. J’en ai la preuve : elle me laisse de l’argent bien réel, bien froid, bien concret. Et ça, tu peux le toucher.

Katy

Âge indicatif : 11-14 ans
Genre : comédie / imitation
Situation : Katy se moque d’une camarade… jusqu’à ce que la situation se retourne.

KATY : “Arrête de répéter tout ce que je dis !” “J’ai dit stop !” “Arrête !” “Tu vas avoir des ennuis si tu continues !” “Je vais le dire à la maîtresse !” “Ça suffit, j’y vais !”

Attends, Darla ! Mais je plaisantais ! Tu ne peux pas prendre une blague ? Pourquoi tu es toujours si sérieuse ? Tu cours toujours voir la maîtresse. Franchement, apprends à rire un peu. Sérieux.

Hé ! Arrête de me répéter ! J’ai dit stop ! Ce n’est pas drôle. J’ai déjà fait ça, moi. Tu n’es pas originale du tout. Arrête !

Nina

Âge indicatif : 11-14 ans
Genre : drame / blessure d’exclusion
Situation : Nina apprend qu’elle n’est pas invitée à une soirée pyjama.

NINA : Britney fait une fête ? Ce soir ? Ah. Donc… je n’ai pas été invitée. Peut-être qu’elle a oublié ? Ou que l’invitation s’est perdue ? Je croyais qu’on était amies. Tout le monde a été invité sauf moi ? C’est méchant.

Moi, je ne lui ai jamais rien fait. Jamais. Je n’aime plus Britney. Je m’en fiche de ne pas aller à sa fête. Elle n’est plus mon amie. Pourquoi tu ne viendrais pas chez moi à la place, Ashley ?

Si tu vas chez elle, tu ne seras plus mon amie non plus. Je ne serai plus amie avec toi, moi non plus.

Marissa

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : drame familial
Situation : Marissa craque puis se reprend face à sa petite sœur.

MARISSA : Jessica, qu’est-ce que tu as fait ?! Regarde ce bazar ! Tu ferais mieux de nettoyer tout de suite. Il va y avoir de la peinture incrustée dans la moquette ! Pourquoi tu ne réfléchis jamais avant de faire des choses pareilles ?

Jess… pardon. Pleure pas. Je ne voulais pas te crier dessus. C’est juste que depuis que maman est à l’hôpital, c’est moi qui dois faire tenir la maison, et c’est dur. Je ne suis pas une adulte, mais j’essaie de l’être parce que papa travaille encore plus pour payer l’hôpital.

Mais tout va s’arranger. Maman va aller mieux. Elle va rentrer à la maison et tout redeviendra comme avant. J’en suis sûre. Allez… on nettoie ensemble ? Toutes les deux. Je t’aime, Jess. Tu me fais un câlin ?

Wonderboot Snippet — Sarah

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : comédie / imaginaire sportif
Situation : Sarah transforme son jardin en finale de coupe.

SARAH : Tu veux faire quoi plus tard, ballon ? Moi non plus je ne suis pas sûre. Danseuse ? Jamais. Pompière ? Peut-être. Mais quand je serai grande, je veux être une superstar du foot !

Après quatre-vingt-quatorze minutes de bataille, le score est à égalité. Un penalty à la dernière minute. Toute la pression repose sur moi. Sarah Wonderboot Snippet. Je me suis entraînée toute ma vie pour ce moment. Étape un : regarder le ballon. C’est fait. Étape deux : placer le pied. C’est fait.

(Une voix hors scène appelle : “Sarah !”)

Étape trois : garder le corps droit. C’est fait. Le chrono tourne. La foule devient folle… (La voix appelle : “À table !”) Ohhhh… l’estomac de Wonderboot commence à grogner. L’odeur des lasagnes est presque irrésistible. Mais elle ne laissera pas ça l’empêcher de gagner la coupe du jardin ! Regarder le ballon. Placer le pied. Corps droit. Étape quatre : orienter le corps. Étape cinq : frapper !

(La voix : “Maintenant !”)

J’arrive ! (Au ballon.) Je gagnerai la coupe demain. Ou alors… je deviendrai cheffe.

Alice au pays des merveilles — Alice

Âge indicatif : 12-15 ans
Genre : comédie / imaginaire classique
Situation : Alice suit le Lapin Blanc jusque dans sa chute.

ALICE : Eh bien, quelle impolitesse. Je lui ai posé une question tout à fait polie, et il a fait semblant de ne pas m’entendre. Ce n’est pas gentil du tout. Monsieur le Lapin Blanc ! Où allez-vous ? Hm… il ne me répond pas. Et pourtant j’ai tellement envie de savoir en retard à quoi il peut bien être.

Je me demande si je pourrais le suivre. Pourquoi pas ? Il n’existe aucune règle qui m’interdise d’aller où je veux. Oui. Je vais le suivre. Attendez-moi, Monsieur le Lapin Blanc, j’arrive aussi !

Oh ! Quelle drôle de chose. Je n’avais jamais imaginé qu’un terrier de lapin puisse être aussi sombre… aussi long… aussi vide. J’ai l’impression que je tombe depuis cinq minutes, et je ne vois toujours pas le fond.

Eh bien, après une chute pareille, plus rien ne me fera peur, pas même tomber dans les escaliers. Tout le monde à la maison me trouvera très courageuse. Je ne dirai même rien, même si je tombais du toit. Je me demande combien de kilomètres j’ai déjà parcourus… Je dois être presque au centre de la Terre. Tiens, je crois voir le fond. Oui. C’est bien ça. Et je vais le heurter très fort… aïe, ça va faire mal.

Monologues pour adolescents

Daybreak — Sam

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame contemporain / affirmation identitaire
Situation : Sam refuse les étiquettes imposées par les autres.

SAM : Les tournesols sont des polymorphes. Ils peuvent être plusieurs choses à la fois. De la nourriture, un remède, même une plante capable d’absorber les métaux lourds et la radiation. Nous aussi, Josh, on devrait être comme ça. Capables d’être plusieurs choses à la fois.

C’est maintenant qu’on est censés expérimenter, chercher qui on est. Mais comment tu veux que je le fasse si j’ai peur qu’un idiot poste un commentaire qui me déchire l’âme ? Je devrais pouvoir coucher avec qui je veux, quand je veux, sans être jugé. Avant aujourd’hui, tu pensais que j’étais vierge. Et maintenant je suis quoi ? Une fille facile ? Une reine de Camelot déclassée ?

Pourquoi toi tu serais un héros si tu couches avec moi, alors que moi je deviendrais “facile” si j’ai une vie sexuelle ? Tu veux une petite amie bien sage. Une poupée. Quelqu’un qui fasse ce que tu veux. Mais moi, j’ai peut-être envie d’être autre chose. Polyamoureuse. Asexuelle. Demi. Ou juste… moi.

Les vieux mots poussiéreux comme “vierge” ou “salope” ont été inventés pour ranger les filles dans des boîtes bien étiquetées. Eh bien moi, je ne suis ni une reine, ni une sainte, ni ce que les gens racontent sur les réseaux. Je suis juste une ado. Et je ne sais pas encore qui je suis.

Daybreak — Josh

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / père-fils
Situation : Josh parle à son père absent ou perdu.

JOSH : Pourquoi tu ne t’es pas battu pour que je reste avec toi ? Tu ne voulais pas être avec moi ? Je ne valais pas la peine ? Ne t’inquiète pas, je sais pourquoi tu ne réponds pas. Ce n’est pas parce que tu ne m’aimais pas. C’est parce que je n’étais pas là. Parce que ça n’est jamais arrivé comme ça.

Je n’ai pas fait ce voyage de chasse. Je suis resté à Los Angeles. Et toi tu es parti seul. Quarante-quatre ans de tradition. Et moi, j’ai tout cassé… juste pour te faire mal. Puis tu es mort. Et maintenant je comprends peut-être pourquoi je suis ici. Pourquoi j’ai repoussé les autres. Pour ne pas les blesser. Pour qu’ils ne me blessent pas. Comme toi, tu m’as blessé.

Je ne comprends simplement pas pourquoi tu ne voulais pas que je sois avec toi. Peut-être que tu n’aimais pas être père. Peut-être que tu savais que tu allais mourir. Peut-être que tu ne voulais pas que je te voie tomber malade. J’imagine qu’on ne connaît jamais vraiment ses parents.

Mais il faut que tu saches une chose : tu as bien fait. Je sais pêcher. Chasser. Installer des panneaux solaires. Purifier de l’eau. C’est grâce à toi que j’ai survécu. Je t’aime.

Misfits — Nathan

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / révolte générationnelle
Situation : Nathan refuse le conformisme et revendique l’excès de la jeunesse.

NATHAN : Elle vous fait croire que c’est comme ça que vous devez être. Mais non ! On est jeunes ! On est censés trop boire, avoir des mauvaises idées, faire n’importe quoi, tomber, recommencer, vivre trop fort. On est faits pour ça ! Voilà ce que c’est, la jeunesse !

Oui, il y en a qui vont partir trop loin, qui vont déraper, qui vont se brûler les ailes. Mais c’est aussi comme ça qu’on apprend. Regardez-vous ! Ça me fend le cœur. Vous portez des gilets ! On avait tout ! On se plantait plus fort, plus grand, plus violemment que toutes les générations d’avant. On était magnifiques.

On est des ratés. Moi aussi je suis un raté. Et je suis très bien comme ça. Jusqu’à vingt-huit ans, trente ans même, s’il le faut. Et personne n’aura le droit de m’enlever ça. Personne.

Adolescence — Jamie

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / interrogatoire
Situation : Jamie parle dans une salle d’entretien de police.

JAMIE : Je ne l’ai pas tuée. C’était une peste. Même vous, vous pouvez le voir. J’aurais dû la tuer, peut-être. Mais je ne l’ai pas fait. Tout ce que j’ai fait… c’est… lui proposer de sortir avec moi. Après la photo. Je suis allé la voir et je lui ai dit que j’étais désolé qu’ils aient fait ça. Qu’ils aient montré sa poitrine à tout le monde.

Et je lui ai demandé si elle voulait venir à la fête foraine avec moi. Je me suis dit qu’elle était peut-être fragile à ce moment-là. Qu’elle serait peut-être plus ouverte. Parce que tout le monde la traitait de tous les noms. Alors je me suis dit que, dans cet état-là, elle pourrait… m’aimer bien. C’était malin, non ?

Regardez-vous. Vous avez l’air plein d’espoir, comme si j’allais dire quelque chose d’important. Mais c’est tout. J’ai juste cru que sa faiblesse me donnerait enfin une chance.

Cool Girls and Dungeons and Dragons — Billy

Âge indicatif : 13-16 ans
Genre : comédie / confidence enthousiaste
Situation : Billy découvre que les filles populaires jouent à Donjons & Dragons.

BILLY : Andy ! Tu ne vas jamais croire ce que je viens d’entendre ! J’étais à la bibliothèque, je venais d’emprunter le manuel des monstres de Donjons & Dragons — oui, je sais, on peut le télécharger, mais tu sais ce que je pense des vrais livres — bref !

Je sors, et là je vois Alicia, Breanna, Kylie… toutes les filles “cool” du collège. Alors je fais ce que n’importe qui ferait : je me cache. Entre une fontaine à eau et la porte d’une salle. J’étais persuadé qu’elles allaient se moquer de moi. Mais tu sais ce que j’ai entendu ?

Kylie a dit : “J’en ai marre de jouer une barbare, je crois que je vais créer un nouveau personnage.” Et Alicia a répondu : “Mais non ! Torben la Barbare, je l’adore !” Tu te rends compte ? Les filles cool de notre école jouent à Donjons & Dragons ! Je me demande si elles ont besoin d’un magicien halfelin…

Man in Motion — Lloyd

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / conscience morale
Situation : Lloyd parle du racisme ordinaire chez un garçon qu’il aime bien.

LLOYD : Oui… j’ai quelque chose en tête. Il y a ce garçon, Keith. Je l’ai rencontré à l’entraînement de football américain. On s’est bien entendus tout de suite. Son père me raccompagne parfois. Ils sont tous les deux gentils avec moi… sauf qu’ils disent des choses racistes. Tout le temps. Comme si c’était normal. Chaque fois qu’ils croisent quelqu’un d’asiatique, il y a une remarque. Et moi, je ne dis rien.

Je ne sais pas quoi dire. Je me répète qu’ils ne le pensent pas vraiment. Surtout Keith. Parce qu’en dehors de ça, il est vraiment sympa. Il m’appelle, il paie parfois mon déjeuner. Je l’aime bien. Sauf quand il dit ça. C’est pour ça que j’ai arrêté de venir aux entraînements : pour l’éviter.

À l’école, on parle de racisme comme d’un sujet abstrait. Un mot. Un débat. Mais quand ça entre dans votre vie, quand ça sort de la télé et que ça touche quelqu’un que vous connaissez, ça devient autre chose. Ça devient réel. Et c’est la première fois que j’ai le sentiment de devoir faire quelque chose. Je ne peux plus faire semblant de ne pas entendre.

Clay — Jimmy

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / imaginaire sombre
Situation : Jimmy parle des figures qu’il modèle dans l’argile face à l’idée de destruction.

JIMMY : Je ne les ai plus. Je m’en suis débarrassé. À quoi bon ? Qui va les voir ? Il ne restera plus personne pour les voir. Ils seront tous anéantis. Tout le monde sera mort. Comment quelqu’un pourrait les regarder s’il n’y a plus d’yeux pour regarder ?

C’est ça qui rend les choses difficiles… faire des figures. Parce qu’on sait comment faire quand quelqu’un est censé les voir. Mais si personne ne doit jamais les voir… alors on fait comment ? Il n’y a pas de modèle pour ça. Je ne les casse pas. Je les enterre. Sur la lande.

J’ai lu l’histoire de cet empereur chinois avec son armée en terre cuite. Moi je ne voulais pas faire des soldats. Juste des gens ordinaires. Assis. Penchés. En train de regarder. Comme figés dans le moment précis où l’éclair les atteint. Je les cuis une première fois, puis je les enterre pour que la chaleur de l’explosion fasse la seconde cuisson. Peut-être même que la pierre autour d’eux se transformera en verre. Et même si l’argile devient poussière, la forme restera là.

Mais j’en ai fait vingt-trois. Vingt-trois seulement. Il en faudrait des millions. Toute l’humanité.

Massive High — Cody

Âge indicatif : 13-16 ans
Genre : comédie / amitié nerveuse
Situation : Cody tente de rassurer son meilleur ami à la veille de l’entrée au lycée.

CODY : Stressé ? Mais ne sois pas stressé ! Qu’est-ce qu’il y a à craindre ? On attend d’entrer au lycée depuis toujours. Ça va être incroyable ! Imagine un peu : des couloirs remplis de nouvelles têtes, des casiers plus grands, un vrai gymnase, plusieurs étages… presque comme un centre commercial !

Et puis toutes les soirées, tous les matchs, tous les nouveaux profs qui ne nous détestent pas encore. Franchement, ça va être énorme. On ne se croisera peut-être même pas de la journée… (il réalise) enfin… tu vas quand même déjeuner avec moi, hein ?

The Curious Incident of the Dog in the Night-Time — Christopher

Âge indicatif : 13-17 ans
Genre : drame / logique singulière
Situation : Christopher décide d’enquêter sur la mort du chien Wellington.

CHRISTOPHER : J’ai décidé que j’allais découvrir qui a tué Wellington, parce qu’une bonne journée est une journée où l’on peut faire des projets. Wellington était le chien de ma voisine, Madame Shears. C’était notre amie. Maintenant il est mort, parce que quelqu’un l’a tué avec une fourche de jardin.

C’est moi qui l’ai trouvé. Puis un policier a cru que c’était moi qui l’avais fait. Mais ce n’était pas moi. Et ensuite il a voulu me toucher, alors je l’ai frappé. Puis je suis allé au commissariat. Maintenant, je vais trouver qui a vraiment tué Wellington, même si mon père m’a dit de ne pas le faire.

Je ne fais pas toujours ce qu’on me dit. Parce que les gens disent souvent des choses confuses. Par exemple, quand ils disent “Sois sage”, ils ne précisent jamais pendant combien de temps.

Zimmer — Ira Zimmer

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / téléphone
Situation : Zimmer appelle Wendy après avoir été posé par elle.

ZIMMER : Allô ? Wendy est là ? Dites-lui que c’est Zimmer. Oui, Ira. Quoi, elle est malade ? Vous pourriez juste lui dire que c’est moi ? Elle ne m’en voudra pas de l’avoir réveillée, je vous promets. Merci.

… Wendy ? Tu étais censée me retrouver au Fillmore. Tu vas bien ? Tu es sûre ? Tu as une drôle de voix. Tu sais que je suis resté là tout seul à te chercher partout ? Il y avait tellement de filles avec les mêmes cheveux que toi que j’ai cru te voir vingt fois.

Tu ne veux même pas savoir si j’ai eu les places ? Cinquième rang. Alors qu’est-ce qui se passe ? Ne me dis pas “rien”. Qu’est-ce que j’ai fait ? Tu m’en veux ? Oui, tu m’en veux, sinon tu ne serais pas aussi bizarre… Quoi ? C’est arrivé dans son cabinet ? Est-ce que ça t’a fait mal ?

Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? C’était moi, non ? C’était à cause de moi, non ? Et tu ne m’as même rien dit ? Je suis qui pour toi, au juste ? … D’accord. Je te laisse. Ne t’inquiète pas pour la place. Je vais la donner à quelqu’un d’autre. J’espère que tu iras mieux.

The Seven Torments of Amy and Craig — Craig

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : comédie romantique / maladresse sincère
Situation : Craig tente de réparer sa jalousie et d’avouer ses sentiments.

CRAIG : Je suis désolé. J’ai été idiot. Je ne sais pas ce qui tourne mal chez moi. Je n’aurais jamais dû réagir comme ça. Tu n’as pas à être jugée pour ce que tu as vécu avant moi. Je sais très bien qu’il y a là une double morale complètement stupide, et je ne veux même pas entrer là-dedans maintenant.

Ce qui compte, c’est que je suis fou de toi. Et je sais bien que toi, peut-être, tu ne m’aimes pas comme ça. Je sais aussi que tu traverses des choses compliquées, et je ne veux pas t’en rajouter. Mais je ne veux plus cacher ce que je ressens, parce que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée de toute ma vie. Même mieux que Disney World.

Bien mieux, d’ailleurs, parce que Disney World, en vrai, c’était nul : j’ai vomi dans Space Mountain et les gens derrière moi ont hurlé comme s’ils allaient me tuer. Bref. Le point important, c’est toi. Je ne veux plus faire semblant. Je t’aime. Voilà.

Last Day of School — Brian

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : comédie dramatique / explosion d’amitié
Situation : Brian craque face à l’indécision chronique de son ami amoureux.

BRIAN : Dave, j’essaie juste de comprendre comment toi, tu peux ne pas comprendre pourquoi je suis un peu sceptique quand tu me dis, une fois de plus, que tu vas enfin inviter Madison Montgomery à sortir. Sérieusement. Quatre ans, Dave. Quatre ans que je t’écoute parler d’elle.

En seconde, tu m’as dit que son casier était à côté du tien et que rien ne t’empêcherait de lui proposer un rendez-vous. Rien ne t’a empêché. Sauf toi. Puis tu as juré que tu l’inviterais au bal, parce que c’était ton destin. Ton destin ! Et finalement tu as prétendu avoir la mono… alors que tout ce que tu avais, c’était une sorte d’éruption sous l’aisselle. Comment on confond une irritation et la mononucléose, Dave ?!

Le point, c’est qu’à chaque fois tu as une révélation. À chaque fois “c’est le bon moment”. Puis tu paniques et tu inventes une excuse. Piano, astrologie, rumeur absurde… Alors maintenant tu me dis que cette fois c’est différent ? Vraiment ? Je n’en peux plus.

Donc non, pour une fois, être un bon ami ne consiste pas à t’encourager. Ça consiste à ne pas te laisser recommencer le même manège. Parce que sinon, j’aurais juste envie de te secouer jusqu’à ce qu’il te pousse enfin une colonne vertébrale.

The Adventures of Huckleberry Finn — Huck

Âge indicatif : 13-16 ans
Genre : drame / récit littéraire
Situation : Huck s’interroge sur la prière et ce qu’on lui raconte sur la bonté.

HUCK : Miss Watson me disait de prier tous les jours, et que tout ce que je demanderais me serait donné. Sauf que ça ne marchait pas. J’ai essayé. Une fois, j’ai obtenu une ligne de pêche, mais sans hameçons. Ça ne servait à rien. J’ai essayé de demander les hameçons trois ou quatre fois. Impossible.

Un jour, j’ai demandé à Miss Watson de prier à ma place. Elle m’a dit que j’étais un imbécile. Mais elle ne m’a jamais expliqué pourquoi. Alors je suis allé m’asseoir dans les bois et j’y ai réfléchi. Si on peut tout obtenir en priant, pourquoi le diacre ne récupère-t-il pas l’argent qu’il a perdu ? Pourquoi la veuve ne retrouve-t-elle pas sa tabatière ?

Alors je me suis dit qu’il n’y avait sûrement rien là-dedans. La veuve m’a dit que la prière apportait des “dons spirituels”. Et elle m’a expliqué que ça voulait dire aider les autres, penser aux autres, veiller sur eux, sans penser à soi-même. J’ai retourné ça dans ma tête très longtemps, mais je n’y voyais aucun avantage… à part pour les autres. Alors j’ai décidé de laisser tomber.

Anthony

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / souvenir traumatique
Situation : Anthony raconte une scène de tentative de suicide vue enfant.

ANTHONY : Ils ont appelé la police. Il fallait voir ça. Des gyrophares partout. Les klaxons. Les phares. Les gamins dans la rue. “Saute ! Saute !” Tout le voisinage était sorti. Mon père m’a hissé sur ses épaules pour que je voie mieux. J’étais le plus haut de tous les enfants. Je voyais tous les cheveux de la foule.

La mère de Harlene était sur le toit. Elle hurlait. On voyait sa peau blanche et son soutien-gorge noir parce qu’elle avait enlevé sa chemise. Puis tout le monde s’est tu quand elle a crié le nom du gardien de l’immeuble. Il est monté sur le toit lui aussi. Ils se parlaient mais on n’entendait rien. Puis elle a crié qu’elle allait sauter si on approchait.

Et puis un policier est arrivé dans son dos, l’a attrapée, et l’a tirée dans l’ombre. Elle a disparu. Certains ont hué, d’autres ont applaudi. Et tout le monde est rentré chez soi. Mon père m’a redescendu de ses épaules en disant que je lui cassais le dos.

Addict

Âge indicatif : 16-18 ans
Genre : drame contemporain / addiction
Situation : Un ado justifie son enfermement numérique.

L’ADO : Franchement, je ne vois plus l’intérêt de sortir. J’ai tout ici. Toute ma vie est dans mon ordinateur. Mes amis, mes activités… tout. L’école, c’est presque déjà le passé. Ça, c’est l’avenir. On peut apprendre, parler, exister sans sortir de chez soi.

Et surtout, on peut être qui on veut. Là, par exemple, il y a une fille qui pense que je mesure un mètre quatre-vingt-dix et que je suis quarterback dans une équipe universitaire. J’ai été pilote, mannequin, musicien… je peux devenir n’importe qui. Personne ne vérifie.

Alors oui, peut-être que j’ai un problème. Peut-être. Mais au fond, je ne vois pas pourquoi ce serait mal. Sur Internet, tout est accessible. Et ça donne l’impression d’avoir du pouvoir. D’exister autrement. Merci Internet, en quelque sorte.

Roméo et Juliette — Roméo

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : classique / lyrisme amoureux
Situation : Roméo découvre Juliette à sa fenêtre.

ROMÉO : Mais doucement… quelle lumière jaillit par cette fenêtre ? C’est l’Orient, et Juliette est le soleil. Lève-toi, beau soleil, et tue la lune jalouse, déjà pâle et malade de chagrin, parce que toi, sa servante, tu es bien plus belle qu’elle.

Ne la sers plus, puisqu’elle t’envie. Son vêtement virginal n’est que pâleur maladive, et seuls les fous le portent. Rejette-le. C’est ma dame ! C’est mon amour ! Ah, si seulement elle savait qu’elle l’est…

Elle parle, et pourtant elle ne dit rien. Qu’importe ? Ses yeux parlent pour elle. Je leur répondrais bien, mais je suis trop audacieux : ce n’est pas à moi qu’elle s’adresse. Deux des plus belles étoiles du ciel ont quitté leur place et supplient ses yeux de briller à leur place jusqu’à leur retour.

Et si ses yeux étaient là-haut, dans le ciel ? La clarté de sa joue ferait honte aux étoiles comme le jour fait honte à la lampe. Ah, si je pouvais être le gant posé sur cette main… juste pour toucher cette joue.

Fences — Cory

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / confrontation avec le père
Situation : Cory affronte enfin l’autorité paternelle.

CORY : J’habite ici moi aussi ! Je n’ai pas peur de toi. Si je suis passé près de toi, c’est pour entrer dans la maison, pas pour te demander la permission. Tu es là, assis sur les marches, ivre, à chanter tout seul, et tu crois encore que tu comptes comme avant. Tu ne comptes plus pareil ici.

Tu me parles de tout ce que tu as fait pour moi ? Qu’est-ce que tu m’as donné ? Rien. Rien d’autre que des freins. Tu avais peur que je devienne meilleur que toi. Tout ce que tu as fait, c’est essayer de me faire peur. J’ai tremblé toute mon enfance au son de tes pas dans la maison.

Je me demandais toujours : qu’est-ce que papa va dire si je fais ça ? Si j’allume la radio ? Si je respire de travers ? Même maman a peur de toi. Tu veux me frapper ? Tu ne peux plus. Tu es trop vieux. Tu n’es plus qu’un vieil homme. Un vieil homme fou. Alors vas-y. Mets-moi dehors. Je n’ai plus peur.

Lord of the Flies — Ralph

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame / survie et pouvoir
Situation : Ralph s’interroge sur l’effondrement du groupe.

RALPH : Pourquoi tout se casse comme ça ? Qu’est-ce qu’il y a de faux chez les gens ? On était censés coopérer, rester en vie, être sauvés… et on va peut-être mourir sur cette île ridicule. Le feu aurait toujours dû être la priorité. Sans Jack, je serais peut-être déjà rentré chez moi.

Mes cheveux sont trop longs. Je vois à peine. Mes vêtements sont raides de sel. J’ai de la saleté partout, comme les chasseurs. J’aimerais juste du savon. Un bain. Une vraie maison. Et pourtant… il y a eu un navire. Un navire. Et on l’a laissé passer.

Je voulais qu’on travaille ensemble. Je voulais qu’on fasse ce qu’il fallait pour être sauvés. Mais lui, il ne veut que jouer au chef. Se peindre le visage. Chasser. Hurler. Pourquoi est-ce que tu me détestes autant, Jack ?

Parfois je me dis que je devrais peut-être arrêter de m’en faire, moi aussi. Me couvrir de boue, rejoindre les autres, oublier le feu. Mais si j’arrête moi aussi… alors il ne reste plus rien.

I’ve Come About the Assassination — Young Man

Âge indicatif : 16-18 ans
Genre : drame politique / colère générationnelle
Situation : Un jeune homme répond à ceux qui accusent sa génération de violence.

LE JEUNE HOMME : Violents ? Nous ? Dites-moi un peu ce qu’on nous a montré d’autre. Qui a largué les bombes ? Qui a envoyé les jeunes mourir ? Qui a décidé des massacres, des représailles, des guerres ? Des adolescents ? Non. Des hommes vieux, installés, confortables, convaincus d’avoir raison.

Et maintenant vous nous traitez de violents parce que certains d’entre nous ont enfin compris qu’il ne fallait plus vous obéir aveuglément. Je ne tuerai pas pour des vieillards en costume. Si je tue, ce sera pour moi. Et tu sais pourquoi ? Parce que depuis toujours, d’une génération à l’autre, ce sont les jeunes qui paient la note.

Mais maintenant, si on se trompe, c’est nous qui ramasserons tout. Alors oui : je n’écoute plus que ma propre voix. Et pour toutes sortes de raisons encore confuses, c’est moi qui vais tuer cet homme dans la voiture.

Gruesome Playground Injuries — Doug

Âge indicatif : 16-18 ans
Genre : drame / amour brut
Situation : Doug raconte ce qu’il a osé dire au père de Kayleen.

DOUG : Tu sais quoi, Kayleen ? L’an dernier, je suis allé chez toi et ton père était là. Je sais qu’il m’a toujours détesté. Il a dit qu’il ne savait pas où tu étais, qu’il s’en fichait même. J’étais sur le point de partir… puis je suis resté. Et j’ai dit à ce type : “Tu es inutile.”

Je lui ai dit qu’il avait une fille, un cadeau tombé du ciel, la personne la plus précieuse au monde, et qu’il n’en savait rien. Qu’il n’avait jamais su t’aimer. Qu’il t’avait juste abîmée. Et qu’il ne voyait même pas que tu étais un ange.

Je lui ai dit aussi que j’espérais qu’il mourrait seul. Et c’est ce qui est arrivé. Alors j’en suis un peu coupable, maintenant. Mais moi, je peux prendre soin de toi. Je peux.

The Curious Incident of the Dog in the Night-Time — Christopher (souvenir de la mer)

Âge indicatif : 13-17 ans
Genre : drame / mémoire précise
Situation : Christopher se souvient d’un jour à la mer avec sa mère.

CHRISTOPHER : Je me souviens du 20 juillet 2008. J’avais neuf ans. C’était un samedi. On était en vacances en Cornouailles, sur une plage qui s’appelait Polperro. Maman portait un short en jean et un maillot de bain rayé bleu. Elle fumait des cigarettes à la menthe et lisait un roman.

Puis elle est entrée dans l’eau et a dit : “Mon Dieu, qu’elle est froide.” Elle m’a proposé de venir, mais je n’aime pas nager, parce que je n’aime pas enlever mes vêtements. Alors elle m’a dit de remonter juste mon pantalon et d’entrer un peu dans l’eau. Je l’ai fait.

Elle a plongé, a disparu, et j’ai cru qu’un requin l’avait mangée. J’ai crié. Puis elle est ressortie de l’eau, elle est venue jusqu’à moi, a levé la main et a écarté les doigts comme un éventail. Elle disait : “Christopher, touche ma main. Tu peux le faire. Il n’y a pas de requins en Cornouailles.”

Monologues ados mixtes / neutres

Forever Teen

Âge indicatif : 13-17 ans
Genre : comédie fantastique
Situation : Un fantôme adolescent s’adresse au nouvel arrivant du quartier.

L’ADO FANTÔME : Salut. Tu dois être le nouveau, non ? Moi, je suis le fantôme. Je viens de passer à côté de tes parents, mais eux ne peuvent pas me voir. C’est un truc d’ado. Un peu comme ces sons que seuls les jeunes entendent.

Il y a un vieux, Carl, dans la rue. Quand il en avait marre des skateurs, il a acheté un appareil qui diffusait un son insupportable… mais seulement pour les adolescents. Les adultes ne l’entendaient pas. Moi, j’étais coincé là, à le subir, parce qu’un fantôme, ça hante. Ça ne déménage pas comme ça.

Avec moi, c’est pareil. Tu peux me voir parce que tu es ado. Avant tes vingt ans, petit à petit, ce sera plus difficile. Et un jour, je disparaîtrai. C’est un peu triste. Tu te fais des amis, puis tu t’effaces de leur vie. Mais pour l’instant, on a encore du temps. Alors ? Comment tu t’appelles ?

The Effect of Gamma Rays on Man-in-the-Moon Marigolds — Tillie

Âge indicatif : 15-18 ans
Genre : drame poétique / science et émerveillement
Situation : Tillie parle d’un atome et de sa propre place dans le monde.

TILLIE : Il m’a dit de regarder ma main, parce qu’une partie d’elle venait d’une étoile qui avait explosé il y a si longtemps qu’on ne peut même pas l’imaginer. Cette partie de moi venait d’une langue de feu qui a traversé l’univers jusqu’à devenir notre soleil.

Et puis cette partie de moi a peut-être été dans une plante, dans un oiseau immense, dans une bête ancienne, dans du charbon, peut-être même dans un diamant. Il m’a dit que cette chose était trop petite pour être vue, mais qu’elle était là depuis le commencement du monde. Il l’a appelée un atome.

Et quand il a écrit le mot, je suis tombée amoureuse de lui. Atome. Atome.

Beating

Âge indicatif : 14-18 ans
Genre : drame / victoire intérieure
Situation : Un ado raconte le jour où il a enfin riposté.

L’ADO : Je me suis fait tabasser. Et je me sens formidable. Ricky me poussait, me giflait à moitié, juste pour rire. Comme toujours. Comme tous les types comme lui. Et moi, d’habitude, je ne sais pas me battre. Mais cette fois j’ai pensé : “Si je ne fais rien, ça ne s’arrêtera jamais. Ce sera toute ma vie.”

Alors je l’ai frappé. Enfin, j’ai essayé. Il m’a mis un vrai coup, fort. Puis je l’ai refrappé. Et à chaque fois qu’il me frappait, je répondais. Je ne lui faisais pas mal. Mais je répondais.

À un moment il a reculé. Il m’a dit : “T’es fou.” Et là j’ai compris qu’il avait peur. Peur de moi. Tu te rends compte ? Il a reculé. Puis il est parti. Juste parce que, pour une fois, je m’étais défendu. J’ai riposté. Et j’ai gagné.

Conseils rapides pour travailler ces monologues pour ados

1. Lisez l’œuvre complète quand elle existe. Si le texte est autonome, inventez des circonstances simples mais précises.
2. Apprenez le texte avec rigueur : chaque mot a sa place et son utilité.
3. Demandez-vous toujours ce que veut le personnage.
4. Situez l’espace : chambre, couloir, salle de classe, commissariat, cuisine, toit, plage…
5. Clarifiez l’adresse : une personne, plusieurs, soi-même, quelqu’un absent, le public.

Le but n’est pas seulement de réciter, mais de rendre une pensée active. C’est ce qui transforme un texte appris en vraie scène de théâtre. Pour prolonger ce travail, vous pouvez aussi consulter notre fiche sur la lecture à voix haute et notre fiche sur la voix et la diction.

FAQ — Questions fréquentes

Comment choisir un monologue pour ado ?

Choisissez un texte que l’interprète comprend, qu’il a envie de défendre et dans lequel il peut identifier un partenaire, un objectif et une évolution claire. La justesse compte plus que le prestige du texte.

Quelle longueur pour un monologue d’audition ado ?

En général, mieux vaut un texte court ou un extrait resserré, maîtrisé et vivant. Pour une audition, 1 à 2 minutes bien tenues valent souvent mieux qu’un long passage mal structuré.

Faut-il jouer exactement son âge ?

Pas forcément. Un adolescent peut jouer légèrement plus jeune ou un peu plus âgé si la situation reste crédible, compréhensible et juste dans le corps, la voix et l’adresse.

Comment éviter la récitation sur un monologue ado ?

Travaillez toujours la situation précise, l’adresse, les silences, les relances de pensée et le souffle. Dès qu’un texte est relié à une action claire, il devient plus vivant et beaucoup moins scolaire.

Poursuivre le guide complet "Adolescence et théâtre : débuter, progresser, se former — le guide complet"

Cette fiche s’inscrit dans notre guide Adolescence et théâtre : débuter, progresser, se former — le guide complet. Pour continuer et structurer votre progression, découvrez aussi :

Nos formations

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